Exerçant dans le Loir-et-Cher (41) et en dehors, en tant qu’éducateur canin et comportementaliste animalier, je me définis avant tout comme comportementaliste EPC.
Les domaines et limites de compétences du comportementaliste EPC
Le comportementaliste EPC (Etho Psycho Comportementaliste) possède avant tout avoir une approche pluridisciplinaire. Il s’intéresse évidemment à l’éthologie, à la physiologie et à la psychologie animale. Ses connaissances en ces domaines doivent lui permettre de comprendre le monde de l’animal, son développement, de l’expliquer à son client, d’évaluer et d’expliquer les comportements et activités de l’animal, le respect des critères sociaux, la nature et les incidences de la relation humain-animal. Il maîtrise également les techniques d’apprentissage à mettre en place vis-à-vis de l’animal. Il accorde en outre une part prépondérante à la psychologie humaine.
Comportementaliste est un métier d’accompagnement plus que de conseil. Le praticien met en œuvre le changement et accompagne son client, sans rien lui imposer. Le comportementaliste se situe dans une relation d’aide. Appelé à résoudre des « problèmes comportementaux » animaliers, il doit faire en sorte de faire prendre conscience au client de la nature réelle du problème et de son influence sur son animal comme sur les autres membres de la famille. C’est cette prise de conscience qui, en mettant en route, par le client ou la famille en entier, les techniques appropriées sous l’égide du comportementaliste, ouvrira la voie aux améliorations et au changement. Son rôle est d’apprendre au maître à changer pour avoir des comportements adaptés avec son animal et pour (r)établir une relation saine. C’est le client qui mettra en œuvre le changement effectif. Le changement devra être « écologique », c’est-à-dire respecter l’équilibre de la personne, des membres du groupe, familial et inter espèces. Ainsi une relation saine pourra être rétablie avec l’animal.
Le travail du comportementaliste s’attache à la systémie, dans le sens où il prend en compte la globalité et la structure des systèmes, ainsi que les processus en action. Il s’intéresse à la dynamique des phénomènes, à leurs influences réciproques. C’est pourquoi, il portera une attention particulière, non seulement aux comportements mais aussi aux émotions et aux pensées, en s’ouvrant à l’autre et en l’acceptant pleinement. Chaque élément influe sur un autre élément et sur le système dans son ensemble. Ainsi, dans son fonctionnement systémique, le comportementaliste EPC étudiera le symptôme dans son contexte. Tout comportement sera ainsi considéré comme adaptatif, conséquence de ce qui se passe dans l’environnement de l’animal et des perceptions que celui-ci en a. Il sera considéré dans la globalité d’un système et dans la complexité des relations qui le conditionnent dans le temps présent ; toutes les parties présentes, toutes les composantes du système seront donc prises en compte dans la restauration des liens. Son rôle est de supprimer le comportement déclencheur, à l’origine du comportement adaptatif de l’animal et indésirable pour l’humain, en modifiant l’environnement de l’animal.
Par ailleurs, le comportementaliste animalier a la compétence pour aider à choisir un animal, chien ou chat, selon la personnalité des membres du foyer, leur cadre et mode de vie, afin que l’animal puisse s’intégrer au mieux.
Cependant, le comportementaliste ne doit pas ignorer ses limites de compétences. Ainsi, dans certains cas (notamment syndrome de privations sensorielles, agressivité et/ou agression, psychosomatie, cacophagie ou pica), le comportementaliste doit inciter son client à solliciter un diagnostic différentiel par un vétérinaire.
Le protocole et les implications de l’entretien
Les compétences du comportementaliste se font jour dans le cadre de l’entretien, se déroulant selon un protocole bien déterminé mais cependant non rigide. L’entretien débute par l’anamnèse, c’est-à-dire la recherche d’informations, qui elle-même commence par la définition du problème ou état présent. Le protocole de la définition du problème ou diagnostic doit comporter les étapes suivantes, dans un ordre non strictement déterminé :
1- Une série de questions sur l’animal ; établir une fiche d’identité et un historique.
2- Connaître le problème vécu par le client et ce qu’il veut à la place du problème.
3- Connaître le contexte du problème la première fois où il est apparu.
4- Etudier le déclencheur.
5- Etudier l’index de la conscience du client pendant la narration des faits :
– les processus internes : les processus mentaux, psychiques, la mémoire.
– les états internes : le ressenti, les émotions, les sensations
– les comportements internes : les manifestations physiques des états internes
– les comportements externes : tout ce qui est observable (communication, comportements), les actions, les sens, ce qui a été vu.
Ainsi le comportementaliste pourra comprendre les processus mentaux et comportementaux du maître et découvrir l’origine des processus d’instrumentalisation de l’animal.
6- Questionner les critères (ou valeurs) humains et animaliers en jeu. Le critère privilégié se trouve souvent être à l’origine de l’anthropomorphisme et des problèmes qu’il induit.
La recherche d’informations ne doit pas être intrusive ; au contraire le comportementaliste doit savoir générer la confiance de ses interlocuteurs, seule susceptible d’amener la collecte des informations nécessaires à la compréhension de la situation. Il doit être pour cela capable de guider la conversation et de permettre à chacun d’exprimer sa vision de la situation. Il doit donc pouvoir s’adapter à chacun. L’anamnèse intègre l’animal dans son environnement et dans la prise en compte de tous les systèmes : interpsychiques, interfamiliaux et interespèces. Le diagnostic est fondé sur une perception holistique de la situation, qui doit en intégrer toutes les composantes : chaque personne avec son histoire personnelle, chaque animal avec son histoire personnelle et les difficultés à l’origine de l’appel, les interrelations du cercle familial et leur intensité.
Le deuxième temps est celui de l’étiologie ou analyse, qui perçoit le symptôme uniquement comme tel et qui s’appuie sur les connaissances pluridisciplinaires du comportementaliste en éthologie, sociologie, psychologie humaine et animale. Cela aboutit à la définition de l’objectif, concernant la situation entre l’humain et l’animal, qui se décompose en quatre étapes :
- Reformulation de ce que veut le client à la place du problème, sous forme de phrase positive, donc d’objectif.
- L’objectif est-il sous le contrôle de la personne ?
- Les étapes de l’objectif doivent être planifiées et contextualisées.
- L’objectif à atteindre est-il « écologique » ? (« bon » et réaliste pour la personne et pour son entourage).
L’objectif est une action, au sens large, à entreprendre et à réaliser. Il peut être d’ordre comportemental, mais aussi se situer du point de vue des pensées ou des émotions. Ces trois aspects peuvent être à aborder par le comportementaliste. C’est un nouvel état à atteindre, subordonné à une série d’actions à mettre en place pour relier l’état présent au futur souhaité. L’objectif proposé doit prendre en compte l’environnement dans lequel évoluent l’animal et son maître et être réalisable par ce dernier, sous son contrôle.
Lors du second entretien, le comportementaliste devra être capable d’analyser les changements comme les résistances éventuelles, d’opérer des recadrages si nécessaire et savoir se référer à d’autres professionnels si besoin.
Par ailleurs, le praticien doit être tourné vers son client, dans une écoute empathique, en étant capable de comprendre et de s’associer à ce que vit la personne, tout en restant à distance. Il instaure une relation de confiance. Il doit se situer dans une écoute bienveillante et ouverte, ce qui va permettre au client de se confier, puis d’accepter d’être accompagné par le praticien vers l’identification et la reconnaissance de ses ressources qui lui permettront de faire face aux situations et d’atteindre son objectif.
Le comportementaliste n’est pas thérapeute : il ne soigne pas, mais accompagne son client, en s’adaptant à ce dernier.
Les techniques du comportementaliste EPC
Pour mener à bien l’entretien, un comportementaliste EPC doit maîtriser une gamme de techniques, notamment des techniques de communication humaine. Dans un deuxième temps, le comportementaliste peut utiliser avec profit des thérapies comportementales, en plein accord avec son client. Il réorganise le tissu familial inadapté pour l’animal et cause de ses comportements indésirables. Il opère pour cela une analyse holistique, en intégrant l’animal dans une cellule familiale et un contexte particulier. Ces techniques sont centrées soit vers l’humain, soit vers l’animal, ou, plus efficacement encore, vers la relation entre les deux, le comportement de l’humain engendrant celui de l’animal. Vers l’humain, le praticien l’incitera à faire attention à ses comportements, à ses émotions, à tout le non verbal qu’il renvoie vers son animal ; le maître acquerra ainsi les attitudes et relations à entretenir avec son animal. En direction de l’animal, le comportementaliste, par l’utilisation des TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales), remplace des apprentissages non acquis ou déformés par de nouveaux, plus satisfaisants. Les comportements indésirables seront supprimés par élimination des renforcements ; une réponse émotionnelle indésirable sera atténuée ou modifiée grâce à une meilleure maîtrise de la part de l’animal ; une nouvelle réponse comportementale sera facilitée. Le praticien peut également utiliser la thérapie relationnelle qui vise tous les membres de la cellule familiale et leurs interrelations. Chacun doit être écouté attentivement et son point de vue compris, concernant ses besoins, ses attentes, ses rapports avec les uns et les autres. En appui, le comportementaliste pourra faire appel à l’éducation canine. Quelles que soient les techniques utilisées, le comportementaliste devra insister sur différents points. Tout d’abord, il doit pointer le contexte comme déclencheur du comportement. Ensuite, le symptôme doit être envisagé comme révélateur d’un dysfonctionnement plus large.
En définitive, il est admis de considérer que le comportementaliste animalier EPC (Etho-Psycho Comportementaliste) doit maîtriser sept niveaux d’intervention : le problème ou symptôme posé par les maîtres, la définition du problème humain-animal, la définition des objectifs (ce que veut le propriétaire), les techniques TCC (techniques cognitivo-comportementales), les théories de l’apprentissage, l’éthologie et la psychologie, la conduite de l’entretien. La richesse et la complexité du métier de comportementaliste apparaissent donc, par la diversité des domaines de compétences à maîtriser, par la diversité des contacts humains et des situations. De ce fait, on peut le considérer, dans toutes les acceptions du terme, comme un métier pleinement « humaniste ».
© Benoît Feltesse, 2025. Tous droits réservés. Toute utilisation ou reproduction, totale ou partielle, interdite sans accord de l’auteur. Articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Un comportementaliste EPC, mais qu’est-ce que c’est ?…
Exerçant dans le Loir-et-Cher (41) et en dehors, en tant qu’éducateur canin et comportementaliste animalier, je me définis avant tout comme comportementaliste EPC.
Les domaines et limites de compétences du comportementaliste EPC
Le comportementaliste EPC (Etho Psycho Comportementaliste) possède avant tout avoir une approche pluridisciplinaire. Il s’intéresse évidemment à l’éthologie, à la physiologie et à la psychologie animale. Ses connaissances en ces domaines doivent lui permettre de comprendre le monde de l’animal, son développement, de l’expliquer à son client, d’évaluer et d’expliquer les comportements et activités de l’animal, le respect des critères sociaux, la nature et les incidences de la relation humain-animal. Il maîtrise également les techniques d’apprentissage à mettre en place vis-à-vis de l’animal. Il accorde en outre une part prépondérante à la psychologie humaine.
Comportementaliste est un métier d’accompagnement plus que de conseil. Le praticien met en œuvre le changement et accompagne son client, sans rien lui imposer. Le comportementaliste se situe dans une relation d’aide. Appelé à résoudre des « problèmes comportementaux » animaliers, il doit faire en sorte de faire prendre conscience au client de la nature réelle du problème et de son influence sur son animal comme sur les autres membres de la famille. C’est cette prise de conscience qui, en mettant en route, par le client ou la famille en entier, les techniques appropriées sous l’égide du comportementaliste, ouvrira la voie aux améliorations et au changement. Son rôle est d’apprendre au maître à changer pour avoir des comportements adaptés avec son animal et pour (r)établir une relation saine. C’est le client qui mettra en œuvre le changement effectif. Le changement devra être « écologique », c’est-à-dire respecter l’équilibre de la personne, des membres du groupe, familial et inter espèces. Ainsi une relation saine pourra être rétablie avec l’animal.
Le travail du comportementaliste s’attache à la systémie, dans le sens où il prend en compte la globalité et la structure des systèmes, ainsi que les processus en action. Il s’intéresse à la dynamique des phénomènes, à leurs influences réciproques. C’est pourquoi, il portera une attention particulière, non seulement aux comportements mais aussi aux émotions et aux pensées, en s’ouvrant à l’autre et en l’acceptant pleinement. Chaque élément influe sur un autre élément et sur le système dans son ensemble. Ainsi, dans son fonctionnement systémique, le comportementaliste EPC étudiera le symptôme dans son contexte. Tout comportement sera ainsi considéré comme adaptatif, conséquence de ce qui se passe dans l’environnement de l’animal et des perceptions que celui-ci en a. Il sera considéré dans la globalité d’un système et dans la complexité des relations qui le conditionnent dans le temps présent ; toutes les parties présentes, toutes les composantes du système seront donc prises en compte dans la restauration des liens. Son rôle est de supprimer le comportement déclencheur, à l’origine du comportement adaptatif de l’animal et indésirable pour l’humain, en modifiant l’environnement de l’animal.
Par ailleurs, le comportementaliste animalier a la compétence pour aider à choisir un animal, chien ou chat, selon la personnalité des membres du foyer, leur cadre et mode de vie, afin que l’animal puisse s’intégrer au mieux.
Cependant, le comportementaliste ne doit pas ignorer ses limites de compétences. Ainsi, dans certains cas (notamment syndrome de privations sensorielles, agressivité et/ou agression, psychosomatie, cacophagie ou pica), le comportementaliste doit inciter son client à solliciter un diagnostic différentiel par un vétérinaire.
Le protocole et les implications de l’entretien
Les compétences du comportementaliste se font jour dans le cadre de l’entretien, se déroulant selon un protocole bien déterminé mais cependant non rigide. L’entretien débute par l’anamnèse, c’est-à-dire la recherche d’informations, qui elle-même commence par la définition du problème ou état présent. Le protocole de la définition du problème ou diagnostic doit comporter les étapes suivantes, dans un ordre non strictement déterminé :
1- Une série de questions sur l’animal ; établir une fiche d’identité et un historique.
2- Connaître le problème vécu par le client et ce qu’il veut à la place du problème.
3- Connaître le contexte du problème la première fois où il est apparu.
4- Etudier le déclencheur.
5- Etudier l’index de la conscience du client pendant la narration des faits :
– les processus internes : les processus mentaux, psychiques, la mémoire.
– les états internes : le ressenti, les émotions, les sensations
– les comportements internes : les manifestations physiques des états internes
– les comportements externes : tout ce qui est observable (communication, comportements), les actions, les sens, ce qui a été vu.
Ainsi le comportementaliste pourra comprendre les processus mentaux et comportementaux du maître et découvrir l’origine des processus d’instrumentalisation de l’animal.
6- Questionner les critères (ou valeurs) humains et animaliers en jeu. Le critère privilégié se trouve souvent être à l’origine de l’anthropomorphisme et des problèmes qu’il induit.
La recherche d’informations ne doit pas être intrusive ; au contraire le comportementaliste doit savoir générer la confiance de ses interlocuteurs, seule susceptible d’amener la collecte des informations nécessaires à la compréhension de la situation. Il doit être pour cela capable de guider la conversation et de permettre à chacun d’exprimer sa vision de la situation. Il doit donc pouvoir s’adapter à chacun. L’anamnèse intègre l’animal dans son environnement et dans la prise en compte de tous les systèmes : interpsychiques, interfamiliaux et interespèces. Le diagnostic est fondé sur une perception holistique de la situation, qui doit en intégrer toutes les composantes : chaque personne avec son histoire personnelle, chaque animal avec son histoire personnelle et les difficultés à l’origine de l’appel, les interrelations du cercle familial et leur intensité.
Le deuxième temps est celui de l’étiologie ou analyse, qui perçoit le symptôme uniquement comme tel et qui s’appuie sur les connaissances pluridisciplinaires du comportementaliste en éthologie, sociologie, psychologie humaine et animale. Cela aboutit à la définition de l’objectif, concernant la situation entre l’humain et l’animal, qui se décompose en quatre étapes :
L’objectif est une action, au sens large, à entreprendre et à réaliser. Il peut être d’ordre comportemental, mais aussi se situer du point de vue des pensées ou des émotions. Ces trois aspects peuvent être à aborder par le comportementaliste. C’est un nouvel état à atteindre, subordonné à une série d’actions à mettre en place pour relier l’état présent au futur souhaité. L’objectif proposé doit prendre en compte l’environnement dans lequel évoluent l’animal et son maître et être réalisable par ce dernier, sous son contrôle.
Lors du second entretien, le comportementaliste devra être capable d’analyser les changements comme les résistances éventuelles, d’opérer des recadrages si nécessaire et savoir se référer à d’autres professionnels si besoin.
Par ailleurs, le praticien doit être tourné vers son client, dans une écoute empathique, en étant capable de comprendre et de s’associer à ce que vit la personne, tout en restant à distance. Il instaure une relation de confiance. Il doit se situer dans une écoute bienveillante et ouverte, ce qui va permettre au client de se confier, puis d’accepter d’être accompagné par le praticien vers l’identification et la reconnaissance de ses ressources qui lui permettront de faire face aux situations et d’atteindre son objectif.
Le comportementaliste n’est pas thérapeute : il ne soigne pas, mais accompagne son client, en s’adaptant à ce dernier.
Les techniques du comportementaliste EPC
Pour mener à bien l’entretien, un comportementaliste EPC doit maîtriser une gamme de techniques, notamment des techniques de communication humaine. Dans un deuxième temps, le comportementaliste peut utiliser avec profit des thérapies comportementales, en plein accord avec son client. Il réorganise le tissu familial inadapté pour l’animal et cause de ses comportements indésirables. Il opère pour cela une analyse holistique, en intégrant l’animal dans une cellule familiale et un contexte particulier. Ces techniques sont centrées soit vers l’humain, soit vers l’animal, ou, plus efficacement encore, vers la relation entre les deux, le comportement de l’humain engendrant celui de l’animal. Vers l’humain, le praticien l’incitera à faire attention à ses comportements, à ses émotions, à tout le non verbal qu’il renvoie vers son animal ; le maître acquerra ainsi les attitudes et relations à entretenir avec son animal. En direction de l’animal, le comportementaliste, par l’utilisation des TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales), remplace des apprentissages non acquis ou déformés par de nouveaux, plus satisfaisants. Les comportements indésirables seront supprimés par élimination des renforcements ; une réponse émotionnelle indésirable sera atténuée ou modifiée grâce à une meilleure maîtrise de la part de l’animal ; une nouvelle réponse comportementale sera facilitée. Le praticien peut également utiliser la thérapie relationnelle qui vise tous les membres de la cellule familiale et leurs interrelations. Chacun doit être écouté attentivement et son point de vue compris, concernant ses besoins, ses attentes, ses rapports avec les uns et les autres. En appui, le comportementaliste pourra faire appel à l’éducation canine. Quelles que soient les techniques utilisées, le comportementaliste devra insister sur différents points. Tout d’abord, il doit pointer le contexte comme déclencheur du comportement. Ensuite, le symptôme doit être envisagé comme révélateur d’un dysfonctionnement plus large.
En définitive, il est admis de considérer que le comportementaliste animalier EPC (Etho-Psycho Comportementaliste) doit maîtriser sept niveaux d’intervention : le problème ou symptôme posé par les maîtres, la définition du problème humain-animal, la définition des objectifs (ce que veut le propriétaire), les techniques TCC (techniques cognitivo-comportementales), les théories de l’apprentissage, l’éthologie et la psychologie, la conduite de l’entretien. La richesse et la complexité du métier de comportementaliste apparaissent donc, par la diversité des domaines de compétences à maîtriser, par la diversité des contacts humains et des situations. De ce fait, on peut le considérer, dans toutes les acceptions du terme, comme un métier pleinement « humaniste ».
© Benoît Feltesse, 2025. Tous droits réservés. Toute utilisation ou reproduction, totale ou partielle, interdite sans accord de l’auteur. Articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.