Le charme, l’énergie, l’intelligence du berger australien en ont fait le chien préféré des Français depuis quelques années. En tant que comportementaliste animalier et éducateur canin, je constate ce même attrait dans le Loir-et-Cher. Mais derrière son allure séduisante se cache un chien exigeant qui mérite d’être compris.
Origine de la race
Le nom générique complet est : Berger australien américain. En effet, bien qu’originaire d’Australie, ce chien a été sélectionné aux Etats-Unis au début du XXe siècle.En effet des bergers originaires du pays basque ont emmené avec eux lors de leurs migrations leurs chiens de troupeaux, d’abord en Australie, puis aux Etats-Unis au début du XIXe siècle.
Le berger australien est issu de croisements de différents chiens de berger de Grande-Bretagne comme l’English Shepherd, le Scotch Collie et le Border Collie. Les éleveurs américains ont continué à développer la race, dont la popularité n’a cessé de progresser.
Depuis les années 50, plusieurs clubs américains ont cherché à caractériser et faire reconnaître la race officiellement. En 1957 une première reconnaissance de la race a été effectuée par l’Australian Sheperd Club of America, mais ce n’est que le 1er janvier 1993 que le Berger australien à officiellement été reconnu comme race par l’American Kennel Club. En France, il a été reconnu officiellement par la Fédération Cynologique Internationale et donc par la Société Centrale Canine en 1996.
Description physique
Les mâles doivent mesurer entre 51 et 58 cm et peser entre 20 et 30 kg et les femelles doivent mesurer entre 46 et 53 cm et peser entre 19 à 26 kg (tolérance de + ou – 1
cm). Le berger australien possède des oreilles semi-tombantes, attachées haut, son
stop est marqué, sa queue touffue. Il existe 4 robes officielles aujourd’hui : le noir tricolore, le rouge tricolore, le bleu merle et le rouge merle (ces deux dernières expriment le gêne « merling ») Toutes les robes peuvent avoir des marques feu. Le berger australien a un collier blanc qui ne s’étend pas au-delà du garrot. Il possède un double poil : un poil de couverture droit ou légèrement ondulé et imperméable et un sous-poil dense qui s’épaissit en hiver et mue au printemps et à l’automne. Le berger australien demande alors un brossage quotidien ; sinon un brossage hebdomadaire suffit. 3 ou 4 bains par an sont nécessaires et un toilettage professionnel une ou deux fois par an peut être utile.
L’espérance de vie du berger australien se situe entre 12 et 15 ans.
Tendances comportementales
Le berger australien est à l’origine un chien de travail : gardien et conducteur de troupeaux, ce qui influence nombre de ses patrons moteurs. C’est un chien très fidèle et affectueux, créé pour le travail de ferme à l’origine ; il est donc très actif. Il a ainsi besoin de deux heures d’exercice en moyenne par jour au minimum. Endurant, il peut être adapté aux activités sportives canines. Sa nature polyvalente et docile a fait de lui un chien précieux dans les fermes et les ranchs, ainsi que sa vive intelligence. Il est agile, solide, équilibré, normalement très sociable, parfaitement adapté à la vie de famille, pour peu que ses besoins d’activité soient respectés.
Sensibilité à certaines maladies
Le berger australien peut être atteint detares oculaires, ce qui nécessite un suivi régulier chez le vétérinaire pour vérifier l’absence d’atrophie progressive rétinienne (APR).. Il peut aussi être prédisposé à certaines maladies (épilepsie, maladies cardiaques, certains cancers, hypothyroïdie). Comme tout grand chien, il y a un risque de dysplasie des pattes arrière et du coude. Les porteurs du gène bleu comportent un risque de maladies génétiques si deux merles se reproduisent (cécité, surdité, maladies de peau, TOC, voire risques de mortalité).
Un berger australien miniature !
Il existe un berger australien miniature, parfois appelé berger nord-américain. Sa taille oscille entre 33 et 46 cm, son poids entre 7 et 14 kg. Son espérance de vie est de 12-13 ans. Très doux avec les enfants, il est aussi facile à éduquer, même s’il peut se montrer nerveux et destructeur s’il n’est pas éduqué correctement. Il nécessite moins d’entretien que son homologue. Il demande les mêmes besoins d’exercice et a conservé les mêmes instincts de gardien de troupeaux que ceux de ses ancêtres.
Je suis comportementaliste canin et félin et éducateur canin dans le Loir-et-Cher (41). J’accompagne les propriétaires de chiens et de chats à Vendôme, Blois, Montoire et dans le département, et au-delà.
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